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Les perturbations liées au climat ne sont plus des cygnes noirs. Ce sont des événements prévisibles, de plus en plus fréquents. Préparer la continuité d’activité face à un climat qui change, c’est traiter les inondations, les canicules, les ruptures d’approvisionnement et les chocs réglementaires comme des réalités du quotidien opérationnel.

La continuité d’activité intégrant le climat étend le plan de continuité classique pour tenir compte de perturbations liées au climat toujours plus fréquentes et plus graves. Les plans classiques partent du principe que ces perturbations sont rares et passagères. Les plans qui intègrent le climat partent du principe qu’elles reviennent et s’aggravent.
Le périmètre couvre trois types de perturbation. Les événements physiques aigus : inondations, tempêtes, canicules et incendies qui endommagent les sites, désorganisent la logistique ou mettent les salariés en danger. Les évolutions physiques chroniques : hausse des températures de référence, modification du régime des précipitations, stress hydrique qui pèsent peu à peu sur les conditions d’exploitation. Les chocs de transition : changements réglementaires soudains, flambée du prix du carbone, ruptures technologiques ou bouleversements de marché qui touchent la viabilité de l’entreprise.
Pour chaque type, le plan définit des mesures de prévention (ce que vous faites avant l’événement), des procédures de réponse (ce que vous faites pendant), des protocoles de reprise (comment vous redémarrez l’activité) et des mécanismes d’apprentissage (comment vous améliorez le plan après chaque événement).
La fréquence des perturbations est le premier argument. En Europe, canicules, inondations et tempêtes ont désorganisé l’industrie, la logistique, l’agriculture et les services à plusieurs reprises ces dernières années. Ce ne sont plus des événements qu’on voit une fois par génération. Ils reviennent chaque année ou presque. Des plans conçus pour des événements rares ne tiennent pas face à des événements récurrents.
La CSRD impose de publier les mesures de gestion des risques climatiques. Si votre analyse de scénarios repère des risques physiques que votre plan de continuité ignore, les auditeurs relèveront l’écart. En les intégrant, vous montrez que la gestion des risques existe sur le terrain, pas seulement sur le papier.
L’exposition financière est directe. Un arrêt non prévu coûte cher. Une réponse dans l’urgence coûte plus qu’une réponse préparée. Les ruptures se propagent le long de la chaîne d’approvisionnement. Les indemnisations d’assurance prennent du temps. Un plan de continuité testé réduit la durée et le coût de chaque perturbation.
La protection des salariés est à la fois une obligation légale et morale. Les personnes exposées au stress thermique, aux inondations ou à la dégradation de la qualité de l’air ont besoin de protocoles clairs. Un employeur mal préparé engage sa responsabilité. Les plans de continuité intégrant le climat font de la sécurité des salariés un élément central.
Nous partons de votre diagnostic de vulnérabilité et construisons des plans de réponse opérationnels pour chaque risque prioritaire.
Phase 1 : priorisation des risques. À partir de votre analyse de vulnérabilité, nous choisissons les risques climatiques à intégrer au plan de continuité : quels événements, sur quels sites, avec quelle fréquence et quelle gravité attendues. Nous définissons les scénarios de perturbation que le plan doit traiter.
Phase 2 : conception de la réponse. Pour chaque scénario, nous concevons la réponse : seuils d’alerte précoce, arbres de décision, chaînes de communication, solutions de contournement, procédures de repli sur la chaîne d’approvisionnement et protocoles de protection des salariés. Nous associons les responsables de site, les équipes d’exploitation et les coordinateurs d’urgence.
Phase 3 : besoins en ressources et en infrastructures. Nous identifions ce que le plan exige : alimentation électrique de secours, approvisionnement en eau de substitution, systèmes de communication d’urgence, infrastructure de travail à distance, itinéraires logistiques alternatifs, niveaux de stock d’urgence. Nous chiffrons les coûts et l’articulation avec les infrastructures existantes.
Phase 4 : tests et formation. Nous concevons des exercices sur table pour éprouver le plan avec vos équipes. Nous simulons des scénarios de perturbation et mesurons l’efficacité de la réponse. Nous formons les personnes clés à leur rôle pendant les événements climatiques. Nous programmons des cycles de revue et de mise à jour annuels.

Les entreprises dont les sites se trouvent dans des zones exposées au climat. Si votre analyse de vulnérabilité signale des risques physiques sur certains sites, ces sites ont besoin de plans de continuité adaptés.
Les organisations dont les opérations critiques ne supportent pas un arrêt prolongé. Industrie, santé, logistique, agroalimentaire et centres de données ont tous besoin de plans de réponse aux perturbations climatiques.
Les entreprises dont les salariés sont exposés aux aléas climatiques. Le stress thermique, le risque d’inondation et la qualité de l’air relèvent de la sécurité au travail, et le plan de continuité doit les traiter.
Les entreprises soumises à la CSRD qui doivent montrer une gestion des risques climatiques sur le terrain, au-delà des déclarations d’intention.
Nous construisons des plans testés, pas seulement rédigés. Un plan de continuité que personne n’a répété ne tient pas sous pression. Nous concevons, documentons et éprouvons le plan par des exercices de scénarios réalistes.
Nos plans s’articulent avec vos dispositifs de continuité existants. Le climat n’a pas besoin d’un plan à part. Il doit trouver sa place dans le plan que vous avez déjà.
Mission type : 6 à 10 semaines. Les livrables comprennent le plan de continuité fondé sur des scénarios, les procédures de réponse, les besoins en ressources, le cadre de test et les éléments de reporting sur la gestion des risques prêts pour la CSRD.

