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Stress Test
Le changement climatique touchera votre entreprise par deux voies : les risques physiques (inondations, chaleur, sécheresse, tempêtes) et les risques de transition (réglementation, évolutions du marché, ruptures technologiques). Une analyse de vulnérabilité vous dit lesquels vous concernent et avec quelle force ils frappent.

L’analyse de vulnérabilité climatique consiste à évaluer comment le changement climatique touche votre entreprise, vos actifs et votre chaîne de valeur. Elle couvre deux catégories de risque.
Les risques physiques sont les effets directs d’un climat qui change sur vos activités : inondation des sites, stress thermique sur les travailleurs et les équipements, sécheresse qui touche l’approvisionnement en eau, tempêtes qui perturbent la logistique, hausse du niveau de la mer qui menace les actifs côtiers. Ces risques changent selon le lieu et s’aggravent avec le temps. Une usine en zone inondable ne court pas les mêmes risques qu’un bureau dans une ville tempérée.
Les risques de transition sont les changements économiques qui accompagnent le passage à une économie bas carbone : tarification du carbone (ETS, CBAM), réglementation plus stricte (CSRD, directive Green Claims), rupture technologique (électrification, énergies renouvelables), évolutions du marché (préférences des consommateurs, filtrage des investisseurs) et risque de réputation (accusations de greenwashing, campagnes militantes).
L’analyse de scénarios projette ces risques dans le temps selon différentes trajectoires de réchauffement. La TCFD recommande au moins deux scénarios : un aligné sur l’Accord de Paris (sous 2 degrés) et un où le réchauffement dépasse 2 degrés. Chaque scénario donne des profils de risque physique et de transition différents. L’analyse vous dit à quoi vous préparer sous chaque trajectoire.
La CSRD la rend obligatoire. L’ESRS E1 impose une analyse de scénarios climatiques dans la publication de durabilité. Les entreprises doivent décrire leur exposition aux risques physiques et de transition, les scénarios retenus, les horizons de temps et les conséquences financières. Les auditeurs vérifieront la méthode.
Les coûts d’assurance montent. Les biens en zone inondable, les sites sensibles à la chaleur et les activités en stress hydrique voient leurs primes grimper ou leur couverture se retirer. Une évaluation de vulnérabilité repère vos actifs exposés avant que les assureurs ne le fassent.
Les décisions d’investissement en dépendent. Une usine bâtie aujourd’hui fonctionnera pendant 30 ans. Quel sera le risque d’inondation à cet endroit en 2050 ? Quel sera le prix du carbone en 2040 ? Une analyse de vulnérabilité fournit les données d’entrée pour des décisions d’investissement qui tiennent compte des futurs climatiques.
La résilience de votre chaîne d’approvisionnement l’exige. Vos fournisseurs affrontent leurs propres risques physiques et de transition. Une sécheresse dans une région d’approvisionnement, une inondation chez un fournisseur clé ou une hausse du prix du carbone qui rend un fournisseur trop cher : tout cela touche vos activités. L’analyse cartographie ces dépendances.
Nous construisons des évaluations par scénarios qui répondent aux exigences TCFD et CSRD.
Phase 1 : cartographie de l’exposition. Nous repérons votre exposition au risque physique par site à partir de données de projection climatique (scénarios RCP, données du GIEC, évaluations climatiques nationales). Nous cartographions l’exposition au risque de transition par secteur à partir des prévisions réglementaires, des trajectoires de prix du carbone et des courbes d’adoption technologique.
Phase 2 : choix des scénarios et modélisation. Nous définissons les scénarios : une trajectoire sous 2 degrés (risques de transition forts, risques physiques modérés) et une trajectoire au-dessus de 3 degrés (risques physiques sévères, pression de transition moindre). Nous modélisons les conséquences financières pour votre entreprise dans chaque cas : dépréciation d’actifs, perturbation des activités, hausse des coûts de la chaîne d’approvisionnement, risque d’actifs échoués.
Phase 3 : notation des vulnérabilités. Nous notons chaque risque selon sa probabilité et son impact financier dans chaque scénario. Nous repérons les vulnérabilités critiques : les risques au score combiné le plus élevé, qui appellent une action. Nous distinguons les risques à court terme (moins de 5 ans) des risques de long terme (10 à 30 ans).
Phase 4 : recommandations de réponse. Nous produisons une liste priorisée d’actions d’adaptation pour chaque vulnérabilité critique. Réponses au risque physique : relocalisation, renforcement des infrastructures, revue des assurances, diversification de la chaîne d’approvisionnement. Réponses au risque de transition : décarbonation, préparation réglementaire, investissement technologique, repositionnement sur le marché.

Les entreprises qui publient au titre de la CSRD et pour qui le climat est matériel. L’analyse de scénarios ESRS E1 est requise. L’évaluation de vulnérabilité en pose la base.
Les organisations aux actifs répartis sur plusieurs sites. Usines, entrepôts, terres agricoles et infrastructures situés à des endroits différents affrontent des risques physiques différents. L’analyse cartographie chacun d’eux.
Les entreprises qui engagent des investissements de long terme. Nouveaux sites, achats de flotte, projets d’infrastructure : tous doivent tenir compte du risque climatique sur toute leur durée d’exploitation.
Les entreprises dont la chaîne d’approvisionnement passe par des régions vulnérables au climat. Stress hydrique dans les zones d’approvisionnement, risque d’inondation chez les fournisseurs, exposition à la chaleur sur les couloirs logistiques : tout cela touche vos activités même si vos propres sites ne sont pas directement exposés.
Nous utilisons des sources de données climatiques reconnues (GIEC, Copernicus, services météorologiques nationaux) et des outils de modélisation financière calibrés sur les exigences réglementaires européennes. Nos évaluations respectent les recommandations TCFD et les normes de publication CSRD.
Nous traduisons la science du climat en langage d’entreprise. Le résultat n’est pas un rapport climat, mais un registre de risques avec des estimations financières, des horizons de temps et des priorités d’action utilisables par votre comité des risques et votre conseil.
Mission type : 6 à 10 semaines. Livrables : la cartographie de l’exposition, l’analyse de scénarios, la notation des vulnérabilités, les recommandations de réponse et les données ESRS E1 prêtes pour la CSRD.

