Portrait d’Arno Schlossmacher

Testimonial

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Trois mois chez Bleen : quand la durabilité devient un métier

Arno Schlossmacher

Stagiaire chez Bleen

En bref

Hésitant entre droit et conseil, Arno a passé trois mois chez Bleen pour trancher. Au programme : une proposition commerciale ESG pour une banque privée belge, un benchmark des modèles d’IA intégrant leur impact environnemental et une version Junior de la Fresque de la Construction. Verdict : le conseil stratégique, et la conviction que la durabilité concerne tous les métiers.

Il y a un an, j'hésitais encore. Droit ou conseil ? Les deux voies me plaisaient, et aucune lecture, aucun cours ne m'aurait permis de trancher. J'ai donc décidé de tester plutôt que de spéculer. Trois mois chez Bleen Consulting, de fin juin à septembre 2025, pour confronter mes intuitions à la réalité du terrain.

Delivery et staffing : deux facettes à découvrir

Ce qui m'a frappé dès les premières semaines, c'est l'amplitude des missions. D'un côté le delivery, c'est-à-dire la conception des ateliers et la production des livrables clients ; de l'autre le staffing, la gestion interne et la coordination avec les consultants. Une semaine à concevoir un atelier de sensibilisation, la suivante à décortiquer les risques ESG de secteurs d'investissement.

Le projet le plus marquant a sans doute été la proposition commerciale pour une banque privée belge : identifier et analyser les secteurs clés sous l'angle ESG, concevoir un modèle de scoring modulable avec son questionnaire standardisé, puis rédiger les fiches sectorielles associées. Un plongeon direct dans la finance durable.

J'ai aussi mené un benchmark sur les modèles d'intelligence artificielle, comparés selon leurs performances, leur impact environnemental et les bonnes pratiques d'usage responsable. J'ai eu l'occasion de présenter mes conclusions devant toute l'équipe. Être stagiaire et se voir confier ce genre de restitution, cela résume assez bien le niveau de confiance accordé chez Bleen.

Deux consultants disposent des cartes illustrées sur les maisons et les matériaux de construction sur une table de réunion

La pédagogie comme levier

L'autre grande partie de mon stage a tourné autour des fresques et des ateliers. Chez Bleen, la durabilité ne s'arrête pas au diagnostic : elle se transmet.

J'ai notamment travaillé à la création d'une « Fresque de la Construction – version Junior », en adaptant le contenu et le langage de la version adulte à un public plus jeune. C'est l'exercice qui m'a le plus appris : simplifier sans appauvrir est bien plus exigeant qu'il n'y paraît. J'ai également contribué à la refonte du storytelling d'un atelier sur la santé planétaire, à la conception d'un atelier sur la communication climatique, aux Fresques de la Consommation et de l'Inclusion, ainsi qu'à leur adaptation en anglais et en néerlandais.

Plus inattendu : pour l'Impact Run, une course d'orientation, j'ai imaginé cinq histoires immersives destinées à rythmer le parcours. Une manière de rappeler que la sensibilisation passe aussi par le plaisir.

À côté de ces missions clients, j'ai aussi contribué à la vie interne du cabinet : un catalogue synthétique des ateliers existants, un template de CV harmonisé, une slide de présentation individuelle pour mieux se connaître entre consultants internes et externes, ou encore la recherche de relais médias en vue de la première de la « Fresque du Greenwashing ». Des tâches qui m'ont fait comprendre de l'intérieur comment se construit une jeune structure en croissance.

Ce que l'exigence m'a appris

Tout, chez Bleen, se construit de manière itérative : on produit, on reçoit du feedback, on ajuste, on recommence. Les standards de qualité sont élevés et les retours sont directs. Il faut accepter d'être corrigé pour progresser vite, et on progresse vite.

J'en retiens surtout une forme d'humilité. Avant ce stage, je pensais avoir une vision claire de la durabilité. J'ai découvert un domaine où il faut croiser des dimensions environnementales, sociales, réglementaires, économiques et stratégiques, et où la réponse simple n'existe presque jamais.

Une équipe qui fait la différence

Bleen est une structure volontairement horizontale, et cela se ressent au quotidien. Les cofondateurs sont accessibles, les décisions se prennent vite, et chacun a une place réelle dans les projets. L'ambiance y est à la fois exigeante et bienveillante : deux mots qu'on oppose souvent à tort, et qui cohabitent très bien avenue Louise.

J'ai aussi eu la chance de ne pas traverser ces trois mois seul. Un autre stagiaire d'été est arrivé en même temps que moi, et ce binôme a changé beaucoup de choses : quelqu'un avec qui confronter ses réflexes de débutant, faire relire un livrable avant de l'envoyer, et surtout décompresser autour d'une partie de ping-pong quand la journée avait été dense. Ces parties ont fini par devenir un rituel, et une bonne partie de mes meilleurs souvenirs de l'été. Le classement final, lui, reste ouvert à discussion.

Ce que j'en retiens

Ce stage m'a apporté ce que j'étais venu y chercher : de la clarté. Il m'a confirmé mon goût pour le conseil stratégique et le travail en équipe.

Mais surtout, il m'a laissé une conviction qui me suit toujours : la durabilité n'est pas un secteur à part, c'est une grille de lecture qui traverse tous les métiers. Un juriste, un financier ou un stratège la croiseront tôt ou tard. Autant l'avoir comprise de l'intérieur.

Merci à toute l'équipe pour ces trois mois.

Arno

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