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Des chiffres de diversité sans stratégie d’inclusion ne sont qu’un décor. Une politique EDI qui fonctionne traite le recrutement, la promotion, l’équité salariale, l’accessibilité et la culture au quotidien, et elle mesure chacun de ces points.

Une politique EDI (équité, diversité et inclusion) est un cadre structuré qui définit comment une organisation assure un traitement équitable, une représentation diverse et une culture inclusive à tous les niveaux et dans toutes les fonctions.
L’équité consiste à retirer les barrières systémiques qui empêchent un accès égal aux opportunités. Cela va plus loin que l’égalité de traitement : il s’agit d’ajuster les processus (recrutement, promotion, rémunération) pour tenir compte des désavantages structurels. L’analyse de l’équité salariale en est l’expression la plus concrète : comparer les rémunérations entre groupes pour des postes équivalents, à expérience et résultats comparables.
La diversité, c’est la représentation. Elle mesure qui est présent dans l’organisation et à quel niveau : sexe, âge, handicap, origine (là où la loi permet de la mesurer) et d’autres dimensions utiles. La diversité sans inclusion se réduit à un décompte d’effectifs. Des équipes diverses où certains groupes se sentent exclus ou peu écoutés ne travaillent pas mieux que des équipes homogènes.
L’inclusion, c’est que des personnes diverses participent, contribuent et progressent pour de bon. Elle se mesure par des enquêtes (sentiment d’appartenance, sécurité psychologique, prise de parole), par les taux de promotion et de fidélisation par groupe et par des retours qualitatifs. L’inclusion est la partie la plus difficile à réussir, celle qui décide si la diversité tient ses promesses.
La réglementation se resserre. La directive européenne sur la transparence salariale (transposition d’ici 2026) oblige les entreprises de plus de 100 salariés à publier les écarts de rémunération entre femmes et hommes. Un écart inexpliqué supérieur à 5 % déclenche une évaluation conjointe obligatoire. La CSRD (ESRS S1) impose de publier des indicateurs de diversité, des formations à l’inclusion et des mesures d’égalité de traitement.
Les données économiques sont précises. L’étude Diversity Wins de McKinsey (2020) montre que les entreprises du quartile supérieur pour la mixité des équipes dirigeantes avaient 25 % de chances de plus d’atteindre une rentabilité supérieure à la moyenne. Pour la diversité ethnique, le chiffre monte à 36 %. La corrélation est la plus forte quand la diversité va de pair avec des pratiques inclusives.
La concurrence pour les talents rend le sujet concret. Sur des marchés de l’emploi tendus, les candidats jugent les pratiques EDI des employeurs. Les entreprises aux programmes EDI visibles et sérieux attirent un vivier plus large. Celles dont les programmes sont de façade se font épingler sur les plateformes d’avis d’employés.
Le risque juridique est le quatrième moteur. Plaintes pour discrimination, actions pour inégalité salariale et signalements de harcèlement entraînent des coûts financiers et réputationnels. Une politique EDI documentée, avec des mécanismes de suivi, sert à la fois de prévention et de défense juridique.
Nous partons des données et construisons la politique sur ce que les chiffres révèlent.
Phase 1 : audit de diversité. Nous rassemblons et analysons les données sur les effectifs selon les dimensions utiles (sexe, âge, situation de handicap et autres, là où la loi l’autorise). Nous examinons la représentation à chaque niveau : entrée, encadrement, direction, conseil d’administration. Nous menons une analyse d’équité salariale à poste, ancienneté et résultats comparables.
Phase 2 : diagnostic d’inclusion. Nous mesurons l’inclusion par des enquêtes confidentielles et des groupes de discussion. Nous évaluons la sécurité psychologique, le sentiment d’appartenance, la justice perçue des processus de promotion et de reconnaissance, et l’accessibilité. Nous repérons les groupes qui vivent l’organisation différemment.
Phase 3 : conception de la politique. À partir des constats de l’audit, nous construisons la politique EDI : réforme des processus de recrutement, mécanismes de correction des écarts salariaux, révision des critères de promotion, améliorations de l’accessibilité, protocoles contre les discriminations, programmes de formation et structure de gouvernance (comité EDI, lignes de reporting, responsabilités). Chaque mesure porte un indicateur.
Phase 4 : appui à la réalisation. Nous formons les équipes RH et les managers à la nouvelle politique. Nous installons les tableaux de bord de suivi. Nous préparons les éléments de publication CSRD pour les exigences ESRS S1 sur la diversité et l’inclusion. Nous programmons les cycles de revue annuelle.

Les entreprises soumises à la directive européenne sur la transparence salariale (plus de 100 salariés à partir de 2026). La publication des écarts de rémunération est obligatoire. Un audit EDI fournit les données et le cadre de correction.
Les organisations qui publient au titre de la CSRD, quand l’ESRS S1 est matériel. Les indicateurs de diversité, les mesures d’égalité de traitement et les données d’inclusion font partie des informations à publier.
Les entreprises des secteurs où les écarts de diversité sautent aux yeux : technologie, finance, ingénierie, et la direction dans tous les secteurs. L’écart se mesure et les parties prenantes l’observent.
Les entreprises qui visent le Label Diversité (AFNOR en France) ou des certifications équivalentes. L’audit et la construction de la politique sont des prérequis à la certification.
Nous travaillons avec People First Consultance, notre partenaire spécialisé dans le diagnostic EDI et la réalisation des politiques. Son équipe apporte une expertise pointue en audit de diversité, en méthode d’équité salariale et en mesure de l’inclusion, dans de nombreux secteurs.
Notre approche part des données. Nous ne commençons pas par des déclarations d’intention. Nous commençons par des chiffres : qui est présent dans votre organisation, à quel niveau, à quelle rémunération. La politique se construit sur ce que les données révèlent, pas sur des suppositions.
Durée type : 6 à 10 semaines. Les livrables comprennent le rapport d’audit de diversité, l’analyse d’équité salariale, les résultats de l’enquête d’inclusion, le document de politique EDI, la feuille de route de réalisation et les éléments ESRS S1 prêts pour la CSRD.

