Un stage, c’est souvent une première immersion dans le monde professionnel. Une façon de passer de la théorie à la pratique, de découvrir un métier et de comprendre comment les choses fonctionnent “en vrai”.
Mes trois mois de stage chez Bleen ont été tout ça, mais aussi bien plus. Ils m’ont permis de développer mes compétences, bien sûr, mais surtout de faire évoluer ma manière de comprendre la durabilité, et la façon dont je peux concrètement y contribuer.
C’est dans ce cadre que j’ai été rapidement plongé dans des projets concrets, au cœur des enjeux de transition.
Une immersion rapide dans des sujets concrets
Dès mes premières semaines chez Bleen, j’ai eu l’occasion de travailler sur des missions variées, avec une vraie place dans les projets de l’équipe. Très vite, j’ai été amené à faire de la recherche et du benchmark sur les tendances, pratiques et réglementations en matière de durabilité, mais aussi à contribuer à des réflexions plus concrètes autour des besoins clients.
J’ai également participé à l’analyse de données quantitatives et qualitatives pour soutenir des réponses à des appels d’offres et des livrables, ainsi qu’à la rédaction de présentations et de recommandations stratégiques. Ce qui m’a particulièrement plu, c’est justement cette diversité, passer d’un travail d’analyse à une réflexion plus créative ou plus pédagogique, tout en gardant un même fil rouge, celui de la transition.
Très vite, j’ai compris que chez Bleen, ces missions s’inscrivent dans une vision plus large, contribuer à une économie à la fois décarbonée, régénérative et distributive. Une manière concrète de donner du sens au travail réalisé au quotidien.
Découvrir l’importance de la pédagogie dans la durabilité
L’un des aspects les plus marquants de mon stage a été tout ce qui touche aux fresques, aux ateliers et à la facilitation. Chez Bleen, la durabilité ne se résume pas à des constats ou à des rapports. Elle se travaille aussi dans la manière dont on la transmet, dont on embarque les gens, dont on rend les enjeux compréhensibles et concrets.
J’ai eu l’occasion de contribuer à des projets liés à des formats d’atelier et de sensibilisation, avec tout ce que cela implique, structurer un contenu, réfléchir à la logique pédagogique, rendre un sujet complexe plus clair et plus engageant. Cette dimension m’a beaucoup appris, parce qu’elle montre qu’en matière de durabilité, il ne suffit pas de “savoir”. Il faut aussi savoir faire comprendre, faire réagir et faire participer.
C’est aussi dans ce cadre que j’ai découvert une approche qui m’a particulièrement marqué, make the transition sexy. Une manière de sortir d’un discours uniquement contraignant pour proposer une vision plus engageante, mobilisatrice et surtout attractive.
Grâce à Bleen, j’ai également eu l’opportunité de me former à l’animation de la Fresque du Climat. J’ai ensuite pu la proposer à des amis et à ma famille, une manière concrète de prolonger cette sensibilisation en dehors du cadre professionnel. Voir les échanges que cela suscite et les prises de conscience qui émergent rend cette expérience particulièrement valorisante.
Passer de l’intérêt pour le sujet à une compréhension plus exigeante
Avant ce stage, je m’intéressais déjà beaucoup aux sujets de durabilité. J’avais l’impression d’en avoir une vision relativement claire. Mais en travaillant au quotidien sur ces questions, j’ai vite compris qu’il y avait une différence entre être sensibilisé à la transition et réellement en mesurer toute la complexité.
Ces trois mois m’ont permis de prendre conscience du niveau d’exigence que demandent ces sujets, il faut croiser des dimensions environnementales, sociales, réglementaires, économiques et stratégiques. Il faut aussi accepter qu’il n’existe pas toujours de réponse simple. Et finalement, c’est aussi ce qui rend le domaine passionnant.
Cette prise de recul a été très utile pour moi. Elle m’a appris à être plus rigoureux, plus nuancé, et surtout plus humble face à des enjeux qui touchent profondément la manière dont les organisations devront évoluer dans les années à venir. Elle m’a aussi rendu beaucoup plus sensibilisé à ces sujets au quotidien, au point d’avoir naturellement envie d’en parler autour de moi et de contribuer, à mon échelle, à sensibiliser d’autres personnes.

Une expérience très formatrice humainement et professionnellement
Au-delà des missions elles-mêmes, je retiens aussi la manière dont j’ai été intégré dans l’équipe. Dès le départ, j’ai senti une ambiance de travail à la fois exigeante et bienveillante, qui permet de progresser rapidement tout en se sentant en confiance.
Mais ce qui m’a particulièrement marqué, c’est la cohésion d’équipe. Très vite, on dépasse le cadre purement professionnel. On partage des moments ensemble, que ce soit lors d’afterworks, de lunchs and learn pour découvrir des sujets variés, ou même autour de jeux de société sur l’écologie… ou presque.
Les bureaux étant situés en ville, j’ai aussi pris l’habitude de venir à vélo tous les jours, même en habitant en dehors de Bruxelles. Ce que je pensais au départ être une contrainte est progressivement devenu un vrai moment de plaisir, surtout avec l’arrivée des beaux jours. Une manière assez concrète de vivre, au quotidien, les valeurs portées par l’entreprise.
Il y a aussi ces habitudes qui créent du lien, comme les runs du jeudi pour préparer les 20km de Bruxelles. Ce sont des détails en apparence, mais qui changent complètement l’expérience au quotidien et renforcent vraiment le sentiment d’appartenance à l’équipe.
Collaborer avec l’équipe sur différents projets internes et clients m’a permis de développer à la fois des compétences d’analyse, de synthèse, de communication et de collaboration. J’ai appris à mieux structurer ma pensée, à adapter mon travail à différents contextes, et à contribuer à des livrables avec un vrai souci de clarté et d’impact.
Ce que je retiens de cette expérience
Mon stage a été bien plus qu’une expérience académique ou une simple ligne sur un CV. Il m’a permis de mieux comprendre ce que signifie concrètement travailler dans le conseil en durabilité, mais aussi de voir à quel point la transition repose autant sur la stratégie que sur la capacité à mobiliser et à transmettre.
Je repars avec des compétences plus solides, une vision plus réaliste des défis à relever, et une envie encore plus forte de continuer à évoluer dans cet univers.
Surtout, je retiens une conviction simple, face à la complexité des enjeux de durabilité, la pédagogie, l’intelligence collective et la mise en mouvement des acteurs ont un rôle essentiel à jouer.
Maxime




