L'épisode en détail
Cyclofix, la réparation de vélo qui vient à vous
Cyclofix envoie des réparateurs de vélo directement chez le client ou sur son lieu de travail. Alexis Zerbib a fondé l'entreprise après avoir été lui-même premier réparateur, parcourant 60 à 80 km par jour à vélo dans Paris pour intervenir. Le service est présent dans 14 grandes villes françaises. La réservation se fait en ligne ou via l'application mobile : le cycliste décrit le problème, choisit un créneau, et un réparateur intervient sur place. Pour les zones non couvertes, Cyclofix affiche les coordonnées des magasins de vélo à proximité. L'idée fondatrice : simplifier l'accès à la réparation pour encourager la pratique du vélo au quotidien.
« Simplifier l'accès à la réparation, par nature, ça encourage la pratique du vélo. Le vélo qui dort au garage finit par rouler. »
De la moto au vélo cargo : une transition en étapes
Alexis ne cachait pas ses origines motardes. C'est une suspension de permis qui l'a poussé sur un vélo pour ses trajets quotidiens. Ce qu'il devait être une contrainte temporaire est devenu un mode de vie. Il a découvert plus de liberté qu'à moto : pas d'équipement lourd, pas de bruit, pas de nuisances. Le passage au vélotaf s'est fait du jour au lendemain. La transition vers le vélo pour tous les usages (courses, sorties, transport d'enfants) a pris plus de temps. Il a testé les sacoches, le sac à dos, puis investi dans un vélo cargo Omnium sans assistance électrique, sur lequel il transporte ses deux enfants, ses courses et même des meubles.
« Le vélo offre une liberté encore plus importante que la moto. Pas d'équipement lourd, pas de bruit, pas de nuisances. »
Le vélo cargo musculaire : un choix radical
Son vélo cargo Omnium n'a pas d'assistance électrique. Alexis le trouve tellement agréable à rouler qu'il n'a pas voulu l'électrifier. Pour les trajets plus longs ou vallonnés, il a utilisé un VAE à certaines périodes, reconnaissant que l'assistance électrique a facilité sa transition. La clé pour ne pas arriver en nage au bureau : trouver son rythme. Alexis souligne que la gestion de l'effort est un vrai sujet du vélotaf, rarement abordé. Trop de nouveaux vélotafeurs pédalent comme s'ils faisaient du sport, alors qu'il suffit de mouliner tranquillement pour arriver frais. Le vélo cargo, malgré son poids, se prête à cette conduite zen.
« J'ai chargé un gros meuble sur le cargo. Je ne pensais pas que ça passerait. Et là je me suis dit : on peut vraiment tout faire à vélo. »
Ateliers réparation en entreprise : un levier pour le vélotaf
Cyclofix intervient de plus en plus dans les entreprises. Le principe : organiser des journées de réparation sur site, pendant le temps de travail. Les salariés amènent leur vélo, un réparateur le remet en état. Alexis observe que la majorité des vélos apportés ne sont pas des vélos de vélotafeurs confirmés. Ce sont des vélos qui dormaient dans une cave ou un garage. L'atelier en entreprise joue un rôle de déclencheur : le vélo est réparé, le salarié n'a plus d'excuse pour ne pas le prendre. L'employeur, en facilitant la réparation, facilite la transition vers le vélotaf sans rien imposer.
« La plupart des vélos qui arrivent aux ateliers en entreprise sortent du garage. Une fois réparés, ils reprennent la route. »
Infrastructure, pédagogie, vol : les trois freins du vélotaf
Pour Alexis, le premier frein au vélotaf est l'infrastructure cyclable, de loin. Les pistes sécurisées transforment la pratique : partout où elles arrivent, le nombre de cyclistes explose. Le deuxième frein est le manque de pédagogie sur la cohabitation entre cyclistes et automobilistes. Alexis plaide pour des formations à la circulation à vélo dès l'école et en entreprise. Le troisième frein est le vol, qui reste un problème structurel. Il note aussi un frein émergent : la pénurie de vélos, les magasins ayant été dévalisés après le Covid. Dans ce contexte, la réparation des vélos existants prend un rôle encore plus important.
« Le premier frein, c'est l'infrastructure. Construisez des pistes sécurisées, et le nombre de cyclistes explose. C'est automatique. »
Équipement : les tips d'un vélotafeur aguerri
Alexis partage ses essentiels. Le support de téléphone Quad Lock, robuste et fiable, pour le GPS quand c'est nécessaire. Un casque réfléchissant et des pneus anticrevaison avec bande réfléchissante sur le flanc, un détail de sécurité sous-estimé mais très efficace de nuit. Un pantalon de pluie compact toujours dans le sac, indispensable pour arriver sec au bureau. Et une veste de montagne Décathlon avec aérations latérales, utilisable en toute saison. Son approche générale : ne pas être hyper connecté à vélo, profiter du trajet comme d'une bouffée d'air dans une journée d'écrans.





