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Deep Roots
Avant de protéger la biodiversité, il faut savoir comment vos activités agissent sur elle et comment elle agit sur votre entreprise. Un diagnostic biodiversité cartographie les deux côtés : vos impacts sur les écosystèmes et vos dépendances aux services rendus par la nature.

Un diagnostic biodiversité est une évaluation structurée de la façon dont votre entreprise interagit avec les écosystèmes vivants. Il couvre deux dimensions : l’impact (comment vos activités agissent sur la biodiversité) et la dépendance (comment votre entreprise s’appuie sur les services écosystémiques).
Le volet impact examine ce que vos activités font à la nature : changement d’usage des sols, pollution, prélèvement d’eau, introduction d’espèces invasives, destruction d’habitats. Cela vaut pour vos activités directes et pour votre chaîne d’approvisionnement. Une entreprise de construction qui défriche un terrain a un impact direct. Une entreprise agroalimentaire qui s’approvisionne en huile de palme a un impact via sa chaîne d’approvisionnement.
Le volet dépendance examine ce que la nature fait pour vous : eau propre pour la production, pollinisation pour l’agriculture, climat stable pour la logistique, ressources génétiques pour la pharmacie. Quand ces services se dégradent, vos coûts d’exploitation montent ou vos approvisionnements deviennent incertains. L’outil ENCORE (Exploring Natural Capital Opportunities, Risks and Exposure) cartographie ces dépendances par secteur.
Le diagnostic suit l’approche LEAP de la TNFD (Taskforce on Nature-related Financial Disclosures) : localiser vos interfaces avec la nature, évaluer vos dépendances et vos impacts, apprécier vos risques et vos opportunités, préparer votre réponse. C’est la norme mondiale qui émerge pour évaluer les liens d’une entreprise avec la nature.
La réglementation rattrape son retard sur le climat. La CSRD impose une publication au titre de l’ESRS E4 (biodiversité et écosystèmes) pour les entreprises où la biodiversité est un sujet matériel. La Stratégie biodiversité 2030 de l’UE et le Cadre mondial de Kunming-Montréal fixent des cibles qui se traduiront en obligations pour les entreprises.
Le risque financier est la deuxième raison. 55 % du PIB mondial dépend d’écosystèmes en bon état (Forum économique mondial). Les entreprises qui n’ont pas cartographié leurs dépendances à la nature s’exposent à des ruptures d’approvisionnement qu’elles ne savent pas chiffrer. Un industriel qui a besoin d’eau près d’un bassin versant dégradé. Une entreprise agroalimentaire dont la chaîne d’approvisionnement dépend des populations de pollinisateurs. Ces risques n’ont rien d’abstrait.
La pression des investisseurs monte. Le cadre TNFD gagne du terrain chez les gestionnaires d’actifs. Les entreprises incapables de publier leurs risques et leurs opportunités liés à la nature auront des questions à affronter en réunion d’investisseurs et un moins bon classement dans les filtres ESG.
L’argument concurrentiel : les entreprises qui comprennent leur empreinte sur la biodiversité en premier peuvent agir en premier. Les projets de restauration et de renaturation prennent des années. Celles qui lancent le diagnostic maintenant appliqueront des solutions quand leurs concurrents en seront encore à l’évaluation.
Le diagnostic suit l’approche LEAP de la TNFD, adaptée à votre secteur et à votre empreinte opérationnelle.
Phase 1 : localiser. Nous repérons les points où vos activités et votre chaîne de valeur touchent la nature. Cela comprend les sites directs (installations, terrains, infrastructures), l’amont de la chaîne d’approvisionnement (achat de matières premières, agriculture, sylviculture) et les impacts en aval (usage des produits, déchets). Nous utilisons des outils cartographiques (IBAT, Global Forest Watch) pour situer la sensibilité écologique de chaque lieu.
Phase 2 : évaluer. Nous évaluons vos impacts (usage des sols, pollution, prélèvement d’eau, émissions) et vos dépendances (accès à l’eau, qualité des sols, pollinisation, régulation du climat) à partir des cadres ENCORE et SBTN. Sur les sites prioritaires, nous menons des relevés de terrain ou travaillons avec des écologues.
Phase 3 : apprécier. Nous traduisons les constats écologiques en risques et en opportunités pour l’entreprise. Que signifie la dégradation d’un habitat près de votre site pour vos coûts en eau ? Que signifie le déclin des pollinisateurs pour votre chaîne d’approvisionnement agricole ? Nous chiffrons quand c’est possible et décrivons quand le chiffrage n’est pas encore faisable.
Phase 4 : préparer. Nous construisons le plan d’action : mesures d’évitement (ce qu’il faut arrêter), mesures de réduction (comment réduire les impacts), actions de restauration (comment réparer les dégâts) et engagements de suivi. Le plan s’aligne sur les obligations de publication de l’ESRS E4 de la CSRD.

Les entreprises pour lesquelles la biodiversité est un sujet matériel au titre de la CSRD. L’ESRS E4 s’applique quand votre analyse de double matérialité désigne la biodiversité comme matérielle. Si vous travaillez dans des secteurs très dépendants de la nature (agriculture, agroalimentaire, construction, industries extractives, textile, pharmacie), c’est presque certainement le cas.
Les organisations dont les activités se trouvent près d’écosystèmes sensibles : aires protégées, zones à forte biodiversité, bassins versants, littoraux. La proximité d’une nature sensible augmente à la fois l’impact et la dépendance.
Les entreprises dont la chaîne d’approvisionnement dépend de ressources biologiques. Si vos produits reposent sur des intrants agricoles, du bois, des fibres ou des ressources marines, votre dépendance à la biodiversité est directe et mesurable.
Les entreprises qui préparent l’adoption de la TNFD. Le cadre est volontaire pour l’instant, mais gagne vite le soutien des institutions. Les premières à s’y mettre construisent leurs données et leurs procédures avant que la publication devienne attendue ou obligatoire.
Nous réunissons l’expertise écologique et sa traduction pour l’entreprise. Notre équipe compte des écologues et des consultants ESG qui parlent les deux langages. Le diagnostic produit des constats sur lesquels votre conseil peut agir, au lieu d’un rapport scientifique que personne ne lit.
Nous utilisons des outils et des cadres reconnus (SBTN, TNFD, ENCORE, IBAT) et réglons la profondeur de l’évaluation sur vos besoins. Un premier balayage tient en 4 semaines. Une évaluation détaillée par site prend 6 à 8 semaines.
Mission type : 4 à 8 semaines. Les livrables comprennent la cartographie des impacts et des dépendances, l’évaluation des risques et des opportunités, les données ESRS E4 prêtes pour la CSRD et un plan d’action hiérarchisé.

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