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On the Record
La CSRD est en vigueur. Les obligations ne visent aujourd’hui que les plus grandes entreprises, mais l’effet d’entraînement va bien plus loin, à travers les chaînes d’approvisionnement, les attentes des investisseurs et les exigences des clients. Que vous publiiez par obligation ou par choix, le niveau attendu est fixé.

La CSRD n’arrive pas. Elle est là. Les obligations visent aujourd’hui environ 5 000 des plus grandes entreprises d’Europe, mais le niveau qu’elles fixent devient la norme pour tous. Publications de durabilité auditées, données vérifiables, méthode documentée, affirmations étayées par des preuves. Ce n’est pas un exercice de communication. C’est une obligation de conformité avec des conséquences en cas d’audit, et une attente du marché pour les autres.
Le reporting ESG consiste à mesurer, publier et faire connaître les résultats de votre entreprise sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Il était autrefois volontaire. Avec la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), il devient obligatoire pour les entreprises qui dépassent certains seuils de taille dans l’UE.
Le reporting suit les ESRS (European Sustainability Reporting Standards), qui définissent ce que vous devez publier : objectifs climatiques, conditions de travail, structures de gouvernance, processus de devoir de vigilance, et plus encore. Ces normes imposent une analyse de double matérialité : vous rendez compte à la fois de la façon dont votre activité agit sur le monde et de la façon dont les risques de durabilité pèsent sur votre activité.
Ce n’est pas un exercice de communication. Les rapports CSRD font l’objet d’un audit avec assurance limitée (qui passera à une assurance raisonnable d’ici 2028). Les données doivent être vérifiables. La méthode doit être documentée. Les affirmations doivent être étayées par des preuves. Les entreprises qui prennent le reporting ESG pour une occasion marketing se feront rattraper par les auditeurs ou les régulateurs.
Le calendrier est la première réponse. Après la réforme Omnibus de 2026, le reporting CSRD obligatoire s’applique aux grandes entreprises qui réunissent les deux seuils (plus de 1 000 salariés et plus de 450 M€ de chiffre d’affaires) pour l’exercice 2027, avec les premiers rapports attendus en 2028. Si vous êtes concerné, le compte à rebours a commencé.
Les sanctions viennent ensuite. Le non-respect de la CSRD entraîne des sanctions financières qui varient selon l’État membre. La Belgique, la France et l’Allemagne ont toutes transposé la directive avec des mécanismes de contrôle. Au-delà des amendes, un rapport raté ou incomplet abîme la crédibilité auprès des investisseurs et des clients.
La pression du scope 3 arrive en troisième. Même si votre entreprise n’est pas directement soumise à la CSRD, vos plus gros clients le sont sans doute. Ils ont besoin des données ESG de leur chaîne de valeur. Les entreprises de moins de 1 000 salariés ont désormais le droit de refuser les demandes de données qui dépassent la norme volontaire VSME, mais des données structurées et auditables restent un atout commercial. Si vous ne pouvez pas les fournir, vous risquez de devenir un point faible dans le reporting de vos clients. Cela se traduit par des contrats perdus.
Le versant positif, c’est l’accès au financement. Obligations vertes, prêts indexés sur la durabilité et fonds d’investissement filtrés sur des critères ESG demandent tous un reporting crédible. Un rapport ESG propre ouvre des portes qu’une page durabilité vague sur votre site ne peut pas ouvrir.
Nous vous menons des données brutes au rapport auditable. Le processus se déroule en quatre phases.
Phase 1 : cadrage et analyse des écarts. À partir de votre analyse de double matérialité, nous déterminons quelles normes ESRS s’appliquent à votre entreprise. Nous rapprochons vos sources de données actuelles des obligations de publication et repérons ce qui manque, ce qui n’est pas fiable et ce qui demande de nouveaux processus de collecte.
Phase 2 : architecture des données. Nous construisons ou affinons votre système de collecte de données. Cela revient à définir qui collecte quoi, dans quel format et à quelle fréquence. Nous travaillons avec vos équipes finance, RH et opérations pour bâtir des routines de collecte qui produisent des données auditables sans créer de circuits parallèles.
Phase 3 : production du rapport. Nous rédigeons les publications de durabilité selon la structure ESRS : informations générales (ESRS 2), normes environnementales (E1 à E5), normes sociales (S1 à S4) et norme de gouvernance (G1). Chaque section comprend un texte, des données chiffrées et des notes de méthode. Nous l’intégrons à votre rapport annuel si besoin.
Phase 4 : préparation à l’audit. Nous préparons le dossier d’audit : traçabilité des données, documentation de la méthode, vérification des sources. Nous préparons votre équipe aux questions de l’auditeur et à la façon d’y répondre. Nous restons disponibles pendant l’audit pour toute précision.

Les entreprises déjà dans la première vague de la CSRD : les grands groupes de plus de 1 000 salariés et plus de 450 M€ de chiffre d’affaires, qui produisent leur premier ou deuxième rapport et trouvent les exigences ESRS plus lourdes que prévu.
Les entreprises qui approchent de l’échéance de 2028. La CSRD révisée s’applique à toutes les grandes entreprises qui atteignent les nouveaux seuils pour l’exercice 2027, avec les premiers rapports attendus en 2028. Se préparer tôt fait la différence entre un processus fluide et une course de dernière minute.
Les entreprises hors UE avec une forte activité européenne. La CSRD s’étend aux groupes de pays tiers qui réalisent plus de 450 M€ de chiffre d’affaires dans l’UE, avec une filiale ou une succursale européenne au-delà de 200 M€ de chiffre d’affaires dans l’UE. Les exigences de reporting sont les mêmes.
Les entreprises qui publient déjà de façon volontaire (GRI, Pacte mondial des Nations unies) mais doivent passer à la conformité CSRD. Les cadres se recoupent, mais les ESRS comportent des exigences précises que le GRI seul ne couvre pas.
Nous avons produit des rapports conformes à la CSRD pour des entreprises de l’industrie, des services et de la finance. Nous savons où se trouvent les manques de données les plus fréquents et comment les combler sans créer une bureaucratie.
Notre approche est concrète. Nous ne produisons pas un document de 300 pages que personne ne lit. Nous produisons un rapport qui répond à chaque exigence ESRS, passe l’audit et parle clairement aux parties prenantes. La longueur suit le fond, et non l’inverse.
Nous formons vos équipes en cours de route. Dès le deuxième cycle de reporting, vos capacités internes devraient suffire à réduire l’appui extérieur. Notre but : vous rendre autonomes, pas dépendants.
Mission type : trois à six mois pour un premier rapport ESG, selon la maturité des données et le périmètre. Pour les entreprises qui publient déjà de façon volontaire, nous avançons plus vite. Pour une conformité CSRD complète avec préparation à l’audit, comptez de six à douze mois.

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